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Nouvelles Recommandations : Avant le départ

 

Visite chez votre médecin traitant

Elle est indispensable et pourra vous éviter des désagréments une fois arrivé sur place. Votre médecin s'assurera de votre bon état de santé actuel et dans le cas contraire, vous délivrera un traitement suffisant pour le début de votre séjour.

Si vous suivez un traitement au long cours, il vous conseillera sur les mesures particulières à prendre, rédigera éventuellement un compte rendu médical et vous prescrira les médicaments indispensables que vous emporterez (antihypertenseurs, anticoagulants, insuline, contraceptifs). La D.C.I. (Dénomination Commune Internationale) permettra de retrouver l'équivalent local à votre traitement habituel ; l'ordonnance complémentaire claire et précise, en D.C.I. sera fournie (exemple paracétamol : Doliprane 1000 mg).

Il est habilité à pratiquer toutes les vaccinations hormis les vaccinations contre la fièvre jaune, l'encéphalite japonaise et la méningite tétravalente (A, C, W135 et Y) pour lesquelles il faudra s'adresser à un centre agréé.

Il pourra vous conseiller de façon utile sur les mesures d'hygiène à respecter, vous aider à constituer votre trousse à pharmacie et vous prescrira si nécessaire une prophylaxie anti-palustre.

Visite de Médecine des voyages

Le caractère «obligatoire» de la vaccination contre la fièvre jaune (ou antiamarile) incite le voyageur à consulter mais la diphtérie, l'hépatite A, la rage ou la poliomyélite qui ne sont plus d'actualité dans notre pays exposent le voyageur à des pathologies évitables par la vaccination.

Le paludisme qui touche 5.000 personnes chaque année dans notre pays, la bilharziose urinaire, la ciguatera, le chikungunya ou la dengue ; toutes ces pathologies qui ne peuvent être prévenues par la vaccination peuvent être évitées par des conseils adaptés. Les médecins des centres de vaccination et de médecine des voyages sont alertés «au jour le jour» des épidémies en cours et peuvent vous conseiller au mieux des mesures à prendre.

Le dentiste, le gynéco, l'ophtalmo

Un bon état dentaire est indispensable pour entreprendre un voyage car l'accès aux soins dentaires peut être difficile pendant votre séjour. Toute carie doit être soignée sous peine de la voir se compliquer d'infection plus sérieuse (abcès, pulpite). La qualité des amalgames, couronne ou bridge, est à vérifier avant tout séjour comportant un risque barotraumatique (voyage en avion, plongée sous-marine ou séjour en altitude).

Votre ophtalmologiste, outre le dépistage du glaucome et des pathologies rétiniennes adaptera votre vue et sa correction. Les porteurs de lentilles trouveront chez lui des conseils voire une antibiothérapie curative pour les redoutables kératites qui peuvent survenir entre la lentille et la cornée.

Pour les femmes, la réalisation d'un frottis cervico-vaginal, d'une mammographie peuvent être nécessaires selon les antécédents personnels ou familiaux.

Les vaccinations

Elles constituent une étape «obligatoire» vers votre pays de destination. Si la perspective d'avoir à subir de nombreuses injections rapprochées peut vous paraître contraignante, il faut savoir que ces vaccinations assurent une protection efficace contre de nombreuses maladies dont certaines peuvent être mortelles. En outre, l'utilisation des nouveaux vaccins a considérablement réduit les risques de réactions secondaires à condition bien entendu de respecter leurs contre-indications. Ces vaccins peuvent le plus souvent être injectés simultanément au cours d'une même séance vaccinale.

Il faut d'abord vous assurer que vous êtes à jour de vos rappels de DTPcoq (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite-Coqueluche) avec rappel à faire tous les 10 ans, des deux vaccinations contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, la vaccination contre la grippe dès le mois de septembre et enfin la vaccination contre le papillomavirus pour les jeunes filles dès l'âge de 14 ans en prévention du cancer du col de l'utérus.

La vaccination contre la fièvre jaune (vaccination antiamarile) s'adresse aux voyageurs se rendant dans une zone tropicale d'Afrique ou d'Amérique du Sud et doit être faite au minimum 10 jours avant le départ. Elle ne se pratique qu'en centre de vaccination agréé. Une allergie vraie à l'œuf, certaines maladies ou traitements et l'âge inférieur à 6 mois constituent une contre-indication. Une seule injection vous protège pendant 10 ans. Cette vaccination est valable du 10ème jour suivant une primo vaccination (immédiatement s'il s'agit d'un rappel) et fait l'objet d'une inscription sur le carnet international de vaccination. Cette pièce est à conserver car elle seule constitue la preuve de votre vaccination et elle peut être exigée à l'entrée de certains pays.

La vaccination contre l'hépatite B est fortement recommandée chez tous les voyageurs quels que soient l'âge et la destination. Le virus de l'hépatite B se transmet par voie sexuelle, sanguine et même par la salive. Dans 30% des cas, le mode de contamination est inconnu. La gravité de l'hépatite B est liée à l'existence d'hépatites gravissimes et au fait qu'un malade sur dix développera une hépatique chronique qui pourra se compliquer ultérieurement de cirrhose ou de cancer du foie. Une protection efficace sera obtenue après le rappel ; la primo vaccination comportant 2 injections à 1 mois d'intervalle. L'injection de rappel s'effectue entre le 6ème et le 12ème mois. Ce vaccin peut être proposé à partir de l'âge de deux mois d'âge. La vaccination est d'autant plus indiquée pour le voyageur que la fréquence de l'hépatite B est importante dans de nombreux pays tropicaux.

Si vous séjournez dans des pays ou l'hygiène est précaire, le risque de maladies liées au péril fécal (c'est-à-dire transmises par l'eau et les aliments) est important. Deux vaccinations s'avèrent indispensables :

  • La vaccination contre l'hépatite A. C'est une maladie du péril fécal, due à un virus très résistant dans le milieu extérieur. La vaccination est la mesure préventive de très loin la plus efficace. La primo-vaccination comporte une 'injection suivie d'un rappel six mois à un an après. Une sérologie à la recherche d'anticorps (IgG ou immunoglobulines G) dirigés contre le virus de l'hépatite A peut être réalisée avant la vaccination surtout s'il y a un antécédent de jaunisse ou un séjour en pays d'endémie. Si cette sérologie est positive, on se dispensera de la vaccination car la maladie déjà faite protège d'une réinfection. On devra impérativement arrêter le paracétamol en cas de suspicion d'hépatite. Ce vaccin peut être proposé à partir de l'âge d'un an.

  • La vaccination contre la fièvre typhoïde dont l'injection unique, réalisée au moins 3 semaines avant le départ, protège 3 ans. Elle est vivement conseillée pour certaines destinations et pour les séjours itératifs en pays aux conditions d'hygiène précaire. Ce vaccin peut être proposé à partir de deux ans.

Cinq autres vaccinations peuvent être conseillées dans certaines situations :

  • La vaccination contre les méningites à méningocoque A et C ou les méningites A, C, W135 et Y s'adresse surtout aux enfants et aux adultes jeunes se rendant dans des pays à haut risque d'endémicité de méningite (pays du sahel, péninsule arabique, sous continent indien…). Une injection unique protège pendant 3 ans. Ce vaccin peut être proposé à partir de l'âge de deux ou onze ans selon le vaccin.

  • La vaccination contre la rage doit être envisagée en cas de séjour prolongé dans des zones éloignées de toute infrastructure médicale ou bien pour les jeunes enfants dès l'âge de la marche. La vaccination préventive ne dispense pas d'une consultation médicale en centre antirabique dans les 24 heures suivant une exposition au risque (morsure, griffure) afin de poser l'indication d'une vaccination curative. Ce vaccin peut être proposé à partir d'un an (âge de la marche).

  • La vaccination contre l'encéphalite à tique d'Europe centrale prévient une maladie grave qui sévit d'avril à octobre en Europe centrale et une partie de l'Asie, ce qui correspond à la pleine saison touristique. Mais on ne conseillera le vaccin qu'aux seuls chasseurs, campeurs, randonneurs… L'utilisation des répulsifs cutanés à base de DEET et des vêtements traités préconisés pour le paludisme, associée à l'inspection systématique du corps (dont le cuir chevelu) et à l'extraction de la tique limitera fortement le risque d'infection. Ce vaccin peut être proposé à partir d'un an.

  • La vaccination contre l'encéphalite japonaise peut être raisonnablement proposée aux voyageurs les plus exposés se rendant en milieu rural en zone endémique (Inde et sud-est asiatique) pendant la période de mousson ainsi qu'aux expatriés. Cette vaccination peut être réalisée dans les centres de vaccinations internationales à partir de 18 ans.

  • La vaccination contre le choléra : seuls les personnels de santé allant travailler auprès de patients ou dans des camps de réfugiés en période d'épidémie doivent en bénéficier. Le choléra se transmet par l'eau souillée de déchets organiques (selles). Il est important de veiller au lavage des mains, au choix et à la préparation des aliments, au choix des boissons. En réalité, le risque de choléra est extrêmement faible chez le voyageur ou l'expatrié (lire le chapitre sur le péril fécal). Ce vaccin peut être proposé à partir deux ans.

Le petit truc… Glissez votre carnet de vaccination dans votre passeport.

 

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