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Fièvre jaune : le rappel vaccinal tous les 10 ans est maintenu

 

L’avis  du HCSP concerne plus particulièrement les personnes résidant en  Guyane  ou doivent  s’y rendre, en s’appuyant sur  les cas de fièvre jaune répertoriés, les données scientifiques concernant l’immunité conférée par le vaccin et  les manifestations indésirables graves  observées avec le vaccin. En conséquence, le rappel décennal est maintenu, jusqu’à ce que le règlement  sanitaire international  (élaboré par l’OMS) soit lui-même modifié.

Les derniers cas de fièvre jaune observés en Guyane  ou au retour de Guyane sont rares (2 cas,  1998 et 2004 respectivement).   Des cas plus fréquents sont cependant observés  au-delà de ses frontières.

Les données concernant la durée de l’immunité conférée par le vaccin restent sujettes à discussion car les résultats reposent  sur un faible nombre d’études et sur un nombre restreint  de personnes testés,  avec des résultats inhomogènes (séro-protection à distance variant entre 60 et 97 %).  En outre, une éventuelle protection de longue durée n’est attendue que chez un adulte sain. On sait que la protection peut être déficience dans certaines catégories de populations ou à un moment donné de la vie (chez l’enfant de moins de 2 ans, les personnes âgées,  chez les personnes immuno-déprimées par certaines maladies chroniques dont l’infection à VIH, ou au cours de certains traitement, chez les femmes  enceintes…). 

Il est donc difficile d’établir une nouvelle règle pour tous, mais cette question doit se reposer dans l’avenir, peut-être à la suite de nouvelles études cliniques, car le vaccin de la fièvre jaune n’est pas dénué de risques et ne doit être réalisé qu’en cas d’indication médicale indiscutable.  Poser cette indication est une des principales missions des centres de vaccinations internationales.

 Les manifestations indésirables graves sont exceptionnelles mais elles peuvent aboutir au décès.  Elles ne dépassent pas  12 cas pour 1 million de vaccins. En pratique, elles surviennent  toujours  dans un contexte clinique particulier, comportant un état d’immuno-dépression et toujours à l’occasion d’une première vaccination, jamais à l’occasion d’un rappel.

Références :

(1)    Avis du Haut conseil de la Santé Publique, produit par la commission spécialisée «Maladies transmissibles », sur proposition du Comité technique des vaccinations. 24 janvier 2014.

(2)    Relevé épidémiologique hebdomadaire, 5 juillet 2013, N°27, 88, 269-284 

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