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Bulletin Hebdomadaire International INVS 12 au 18 novembre 2014

Ebola - Mali

Mali Ebola Le 12 novembre 2014, les autorités sanitaires du Mali ont rapporté un cas confirmé d’Ebola, diagnostiqué chez un professionnel de santé ayant été en contact avec un patient guinéen qui avait voyagé depuis la Guinée pour se faire hospitaliser dans la clinique Pasteur, à Bamako (Commune IV) (cf. BHI n°477). Au 16 novembre, le Mali a notifié à l’OMS, 6 cas d’Ebola (5 confirmés and 1 probable) dont 5 décédés : les 5 cas de Bamako sont en lien avec le cas index guinéen : 2 autres professionnels de santé ont été affectés dans la clinique Pasteur, 2 autres ont été diagnostiqués au CHU Gabriel Touré (Commune III), laboratoire SEREFO. A Bamako, 413 contacts sont suivis. Le premier cas du Mali avait été rapporté à Kayes (ouest du pays), le 24 octobre 2014, importé de Guinée (cf. carte 1). Pour le cas de Kayes, tous les contacts ont terminé leur période de suivi. Les cas de Bamako ne sont pas épidemiologiquement liés avec celui de Kayes (chaine de transmission différente). Le district de Bamako a été inclus dans la définition de cas nationale, le 14 novembre 2014

 

Chikungunya Amériques - Caraïbes

Du 6 décembre 2013 au 18 novembre 2014 :
40 territoires (Caraïbes et Amérique) dont les départements français d’Amérique ont rapporté des cas autochtones de chikungunya. Le Mexique en Amérique Centrale rapporte pour la première fois, cette semaine, un cas autochtone de chikungunya dans le sud du pays (Chiapas) (cf. carte 2). Bilan des cas de chikungunya dans les Caraïbes, en Amérique centrale/du sud et aux Etats-Unis (au 18 novembre 2014) :
Près de 875 000 cas cliniquement évocateurs, dont au moins 14 704 cas confirmés biologiquement.

 

Chikungunya Polynésie française

 Depuis le 14 octobre 2014 et au 9 novembre 2014, l’épidémie de chikungunya a fortement progressé ; 7 934 cas cliniquement évocateurs de chikungunya (estimation données réseau sentinelle élargi) dont 1023 cas confirmés (dont 957 à Tahiti) ont été rapportés. D’autres iles ont été touchées : Atuona (archipel des Marquises), Rangiroa (archipel des Tuamotu), Huahine et Tahaa (îles Sous-le-Vent). Le nombre d’hospitalisation de cas confirmés est en augmentation (sans particularité d’âge ni de sexe). Ce sont des hospitalisations de courte durée, motivées essentiellement par des douleurs importantes et/ou par l’existence de pathologies sous-jacentes. Du personnel de santé hospitalier est aussi affecté. Les autorités sanitaires annoncent que les prélèvements pour confirmation au laboratoire ne sont plus nécessaires pour les cas suspects à Tahiti, île en phase épidémique. Les moustiques Aedes aegypti et polynesiensis sont présents en Polynésie française. Deux cas de chikungunya ont été exportés de Polynésie française vers la Nouvelle Calédonie où le vecteur est présent.

Madagascar - Polyomélite vaccinale

Situation Commentaires
Le 14 novembre, les autorités sanitaires de Madagascar ont notifié à l’OMS, 1 cas de paralysie flasque aigue diagnostiqué positif pour le virus poliomyélite de type 1, souche vaccinale dans le sud du pays : un isolat de poliovirus vaccinal vivant atténué de type 1 (cVDPV1, acronyme anglais de « circulating vaccine-derived poliovirus 1 ») a été isolé. Trois autres porteurs sains (contacts du cas) ont été aussi testés positivement à ce virus. Les dernières campagnes de vaccination à Madagascar datent de décembre 2011 et janvier 2012. Cependant, à Madagascar, plus de 25 % des enfants sont incorrectement vaccinés (schéma vaccinal incomplet) contre le poliovirus. En 2011/2002 et 2005, 2 épidémies de poliomyélite à souche vaccinale de type 2 (cVDPV2) avaient été rapportées au nord de l’ile. Les poliomyélites vaccinales sont des événements rares mais bien documentés (environ 1 cas pour 7 millions de doses). Elles sont causées uniquement par les vaccins vivants atténués (vaccination orale). Les vaccins inactivés ne peuvent pas être à l'origine de tels cas (injectables). Les poliovirus vaccinaux peuvent émerger dans certaines populations incorrectement vaccinées. Le risque de voir la poliomyélite émerger après utilisation du vaccin oral a conduit l’OMS en janvier 2004, à préconiser de cesser l’utilisation de vaccin polio oral dès que possible après la certification de l’éradication de la poliomyélite. Pour rappel, le 5 mai 2014, les membres du Comité d'urgence de l'OMS, réunis à Genève, avaient déclaré la poliomyélite comme urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Dans un contexte de recrudescence de cas de polio (la situation actuelle est en net contraste avec l'interruption presque totale de la propagation internationale du virus de janvier 2012 à avril 2013), l'OMS recommande que les gouvernements déclarent officiellement l'interruption de la propagation de la poliomyélite comme urgence nationale de santé publique et pour laquelle une réponse coordonnée au niveau international est essentielle. De nouvelles campagnes de vaccination, la surveillance du virus et la vaccination de routine sont parmi les principaux moyens pour interrompre la transmission de cette maladie.

SOURCE/ invs

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