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Melioidose en Australie

Mélioïdose en Australie

16 cas de mélioïdose ont été signalés dans le Territoire du Nord en Australie depuis octobre 2017, certains cas ayant nécessité une hospitalisation en soins intensifs.

Les fortes pluies sévissant dans la région sont à l’origine d’une recrudescence de cette maladie potentiellement mortelle et le Centre de contrôle des maladies du Territoire du Nord, a indiqué que neuf cas de mélioïdose avaient été signalés au cours des deux dernières semaines.

La maladie a pour agent causal une bactérie tropicale connue sous le nom de Burkholderia pseudomallei.

La contamination se fait par contact direct avec le sol contaminé et les eaux de surface. La transmission s’effectue par l'inhalation de poussières contaminées ou de gouttelettes d'eau, l'ingestion d'eau contaminée et le contact avec le sol contaminé, en particulier au niveau d’une peau lésée.

La mélioïdose affecte principalement les personnes présentant une pathologie sous-jacente prédisposante telle que le diabète (facteur de risque le plus courant), une insuffisance rénale, une cirrhose, la thalassémie, la dépendance à l'alcool, une thérapie immunosuppressive, une bronchopneumopathie obstructive chronique, la fibrose kystique …

La mélioïdose peut se manifester à n'importe quel âge, mais elle atteint préférentiellement les sujets de 40-50 ans, affectant davantage les hommes que les femmes.

La maladie peut causer des symptômes et de signes variés : pneumonie, ulcères ou lésions cutanées, abcès, perte de poids, fatigue, douleurs abdominales, symptômes urinaires, et occasionnellement maux de tête et une confusion. La présentation de la mélioïdose la plus connue est la pneumonie associée à une forte fièvre, des douleurs musculaires importantes, des douleurs thoraciques. L’infection pulmonaire est la forme la plus commune et peut être rapidement fatale ou présenter une évolution plus lente. La septicémie à mélioïdose aiguë est la complication la plus grave de l'infection.

Prévention pour les résidents et les voyageurs en zones d’endémie :

Réduire l’exposition directe à la boue et aux eaux stagnantes : port de chaussures et bottes, protection des effractions cutanées (abrasions, blessures, coupures…) par un pansement imperméable.

Les personnes atteintes de diabète ou d'insuffisance rénale chronique courent un risque accru de mélioïdose et doivent éviter tout contact avec le sol et l'eau stagnante.

Dr Plisson-Sauné/ source: https://www.promedmail.org/ ; www.cdc.gov

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