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Cas de Monkeypox au Nigéria

Le Nigéria a déclaré depuis le début du mois de Septembre, 116 cas de Monkeypox. Le diagnostic a été confirmé pour 38 des échantillons envoyés au laboratoire national de référence à Lagos. Aucun décès attribué à cette maladie n’a été enregistré.

Le nombre de nouveaux cas hebdomadaire est en baisse laissant présager un probable déclin de l’épidémie.

 

 

Le Monkeypox ou variole du singe, est une pathologie rare résultant d’une infection par un virus du genre Orthopoxvirus, famille des poxviridae.

Identifiée dans les zones rurales humides du Bassin du Congo et de l’Afrique de l’ouest, elle est considérée comme endémique en République démocratique du Congo où elle a été isolée pour la première fois chez l’homme en 1970.

L’homme se contamine suite à un contact direct avec les liquides biologiques ou des lésions cutanées d’animaux infectés. Les rongeurs semblent représenter le principal réservoir du virus mais des infections faisant suite à des manipulations de singes ont également été décrites.

L’infection peut par ailleurs résulter de la consommation de viandes insuffisamment cuite.

La transmission d’humain à humain s’effectue par l’intermédiaire de sécrétions respiratoires (nécessitant un face à face étroit et prolongé) ou par contact avec les lésions cutanées d’une personne malade. Des objets divers contaminés récemment par les liquides biologiques ou les lésions cutanées d’un patient peuvent également constituer une source de contamination.

Après une période d’incubation de 5 à 21 jours, l’infection se manifeste dans un premier temps par des signes généraux (fièvre, douleurs musculaires, fatigue intense) associée à des adénopathies (gonflement des ganglions) et des céphalées.

Une éruption cutanée apparait ensuite sous forme de rash suivi de lésions qui, de maculo-papulaires évoluent en vésicules, pustules, puis croûtes.

Les symptômes disparaissent en général spontanément en 2 à 3 semaines. La maladie évolue parfois de manière défavorable chez les jeunes enfants, les sujets présentant des pathologies sous-jacentes ou lors d’infestation virales massives. Le taux de létalité est généralement inférieur à 10 %.

Aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible.

 

Conseils aux voyageurs :

Selon l’OMS, le risque pour le voyageur au Nigéria est faible et aucune restriction de voyage vers le Nigeria n’est recommandée.

 

Rédacteur : Dr Plison-Sauné

Source :

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs161/fr/

http://www.ncdc.gov.ng

 

 

 

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