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Cas de fièvre de Lassa au Bénin, Togo et au Burkina Faso

Le 20 Février 2017, le Ministère de la Santé du Togo a averti l’OMS de la prise en charge hospitalière (11 Février) d’une femme enceinte testée positive à la fièvre de Lassa, cette femme vivant au Nigéria près de la frontière avec le Togo. Elle a accouché prématurément et est décédée le 12 Février. Le père et le nourrisson ont quitté l’hôpital sans avertissement, sont retournés dans le nord du Togo, où ils ont à nouveau été hospitalisés. Le nourrisson a été testé positif à la fièvre de Lassa, est sous traitement antiviral et dans un état stable. Le test du père se s’est avéré négatif. L’entourage de ces personnes est également sous surveillance.

Après avoir pris connaissance de ces informations, le ministère de la Santé du Burkina Faso a averti l’OMS (26 Février) d’un cas confirmé de Fièvre de Lassa d’une personne hospitalisée dans un établissement du Nord Togo. Cette personne (une femme enceinte) originaire du Burkina Faso avait été hospitalisée à 2 reprises dans son pays, était rentrée chez elle où elle a fait une fausse couche, puis à nouveau hospitalisée dans un hôpital du Nord Togo où elle est décédée le 3 Mars.

Le 2 Mars au Togo, un homme a été transporté dans un centre de santé puis transféré dans un hôpital régional où il a été testé positif à la fièvre de Lassa. Il a été immédiatement traité et est sorti le 6 mars. Son entourage est également sous surveillance.

Mise en œuvre des actions de santé publique et conseils de l’OMS

La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale (rencontrée pour la première fois en 1969 dans la ville de Lassa au Nigeria). Son incubation varie d’une à quatre semaines et dans 80% des cas est asymptomatique. Dans un cas sur cinq, elle touche sévèrement des organes comme le foie, la rate… et peut conduire au décès du malade. Elle sévit en Afrique de l’ouest et est endémique dans certains pays de cette région. Le réservoir de ce virus est un petit rat vivant proche des habitations et dont les urines et excréments peuvent transmettre et contaminer les hommes.

Les autorités sanitaires des 3 pays concernés ont mis en place les mesures suivantes : déploiement d’équipes sanitaires sur les zones à risque pour effectuer des enquêtes, prévention et lutte contre l’infection en insistant sur l’hygiène de vie pour empêcher les rongeurs de pénétrer dans les habitats, information au personnel de santé, collaboration transfrontalière et échanges d’information entre les pays touchés.

 

Source : OMS

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