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Cas d'hépatite E au Tchad

Dans son bulletin d’information sur les flambées épidémiques en date du 24 Janvier 2017, l’Organisation Mondiale de la Santé nous informe de cas avérés d’hépatite E au Tchad.

Qu’est ce que l’hépatite E ?

L’hépatite E est une maladie du foie provoquée par le virus de l’hépatite E. Ce virus se transmet principalement du fait de la contamination fécale des eaux destinées à la consommation humaine (mauvaises conditions d’assainissement, d’hygiène…).

Dans une majorité de cas l’hépatite E guérit spontanément. Cependant elle peut évoluer en hépatite fulminante et conduire au décès du malade.

Les symptômes de l’hépatite sont d’abord une phase de fièvre modérée accompagnée de nausées, vomissements ou perte d’appétit, puis d’un ictère (ou jaunisse) et d’une hypertrophie du foie détectable à la palpation. Les femmes enceintes sont plus exposées à un risque accru d’insuffisance hépatique pouvant les mettre en danger et entrainer la perte de leur bébé.

Il existe un vaccin préventif de l’hépatite E mis au point et homologué en Chine, mais non disponible dans le reste du monde.

Situation au Tchad

Depuis le 1er septembre 2016 (jusqu’au 13 janvier 2017), 693 cas d’hépatite E ont été répertoriés à Am Timan dans le sud-est du Tchad qui semble être l’épicentre de la flambée.

En 2017, sur 126 tests de diagnostic rapide qui ont été effectués, 57 se sont révélés positifs (>45%) et 69 négatifs. 18 des 57 patients positifs et 20 des 69 patients négatifs au test de l’hépatite E se sont également révélés positifs au test du paludisme. 11 décès ont été déclarés parmi les patients hospitalisés. Il est possible que la mortalité soit sous-estimée. 16 femmes enceintes atteintes d’ictère aigu ont été hospitalisées et soumises à un test de dépistage de l’hépatite E, 12 d’entre elles (75%) ont obtenu un résultat positif. 4 des femmes enceintes présentant un ictère aigu sont décédées (3 étaient positives pour l’hépatite E).

Evaluation des risques par l’OMS concernant l'hépatite E 

Le nombre de cas signalés au cours des 5 dernières semaines semble s’être stabilisé, avec en moyenne 70 cas signalés chaque semaine, dont seule une petite proportion nécessite une hospitalisation. Le risque infectieux semble circonscrit à Am Timan et à ses environs immédiats. Médecins Sans Frontière et l’OMS interviennent en soutien du Ministère de la santé publique Tchadien et l’appuient dans sa volonté d’endiguer cette épidémie.

Conseils aux voyageurs

Les personnes se rendant au Tchad doivent suivre les recommandations d’hygiène habituelles faites aux voyageurs en ce qui concerne la sécurité sanitaire et alimentaire.

 

Sources : OMS

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