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Cas de dengue au Burkina Faso

Dans son bulletin d’information sur les flambées épidémiques, l’Organisation Mondiale de la Santé nous informe de l’existence de cas suspects, cas probables et de décès liés au virus de la dengue, à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

1061 cas probables sur 1266 cas suspects ont été répertoriés depuis Août 2016 à Ouagadougou. Deux autres régions du pays  (Nord Sahel et Hauts Bassins de l’Ouest) ont également signalé des cas.

Evaluation des risques

La surveillance, l’accès aux tests de diagnostic et la prise en charge de la dengue (connaissance et prévention de cette maladie) au Burkina Faso sont insuffisants. 

Une forte présence de moustiques et de larves, vecteurs de multiples maladies dont la dengue, amplifiée par la récente saison des pluies, est propice au développement du virus.

D’autre part, les personnels sanitaires du pays sont insuffisamment formés et informés au sujet de cette maladie et davantage sensibilisés au paludisme, parasitose beaucoup plus répandue dans le pays.

Enfin, Ouagadougou est une ville carrefour dont les voies de communication et les réseaux sont assez fréquentés. Le réseau routier et ferroviaire ainsi que la présence d’un aéroport international permettent le déplacement d’une nombreuse population de ville en ville et de pays à pays. Il est donc possible d’envisager la circulation du virus de la dengue et le développement de foyers viraux aux pays voisins, même si actuellement aucun signe ne l’indique. 

 

Recommandations de l’OMS

Des mesures sanitaires sont prises par le Ministère de la santé publique du pays. Le Burkina Faso a mis en place un plan de surveillance de la maladie, des mesures de lutte antivectorielle, un plan de communication auprès des populations et la gratuité des soins et traitement pour les cas sévères de la maladie.

En l’état actuel de la situation, l’OMS ne recommande pas encore l’introduction du nouveau vaccin contre la dengue (CYD-TDV) dans le pays. La prévention par les méthodes classiques de lutte antivectorielle (démoustication des zones infestées, usage d’insecticide, …), l’utilisation de produits répulsifs, de moustiquaires,… sont actuellement les moyens les plus efficaces pour tenter d’endiguer le développement d’une potentielle épidémie.

L’OMS ne conseille pas, pour l’instant, de restrictions particulières aux déplacements et au commerce avec le Burkina Faso.

 

Source : OMS.

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