Point sur les derniers cas de coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) en Arabie saoudite

 À l’échelle mondiale, depuis septembre 2012, 1826 cas d’infection par le MERS-CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 649 mortels. Entre le 15 et le 29 octobre 2016, 13 cas supplémentaires d’infection ont été notifiés dont quatre mortels.

Une flambée de MERS-CoV a touché un hôpital de la ville de Hofouf (région d’Al Ahssa). Les quatre cas suivants sont associés à cette flambée épidémique en milieu hospitalier. L'augmentation de la notification des cas sporadiques ces derniers jours, conduit à se demander si cette situation est le reflet d’une augmentation saisonnière de la transmission ou celui d’une plus grande sensibilisation des cliniciens qui affinent leurs recherches.

Etat des connaissances concernant le MERS-CoV (OMS)

Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) est une maladie respiratoire virale due à un coronavirus (MERS‐CoV) détecté pour la première fois en 2012 en Arabie Saoudite. Les coronavirus constituent une famille de virus pouvant provoquer des maladies diverses, allant du simple rhume au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Parmi les symptômes habituels du MERS figurent la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. Le développement d’une pneumonie est fréquent, mais pas systématique. Bien que la majorité des cas chez l’homme soient attribuables à une transmission interhumaine (survenant principalement dans des établissements de soins, par proximité), le chameau semble être un hôte réservoir majeur du MERS-CoV et une source animale de l’infection chez l’homme. L’OMS s’attend à de nouveaux cas d’infection par le MERS-CoV au Moyen-Orient et à ce que des personnes ayant contracté l’infection la propagent vers d’autres pays de la région.

Recommandations

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car les premiers symptômes ne sont pas uniquement spécifiques à cette infection respiratoire. Les soignants doivent donc appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Il est également nécessaire d’observer des règles d’hygiène alimentaire rigoureuses : éviter de boire du lait cru de chamelle, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite. L’OMS ne recommande actuellement aucune restriction en termes de voyages ou d’échanges commerciaux avec ce pays.

Sources : OMS, ProMed mail.

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