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Cas de rage dans le département de Cochabamba en Bolivie

Le 10 novembre 2015, les autorités sanitaires du département de Cochabamba ont déclaré une urgence sanitaire liée à l'augmentation des cas de rage animale.

Plusieurs dizaines d'animaux infectés

En effet, depuis le début de l’année 2015, 40 cas d’animaux infectés par cette maladie ont été recensés dans la ville de Cercado et 41autres cas dans le reste du département.

« Les cas de rage canine et féline sont constatés sur des animaux de moins d’un an. Le virus de la rage circule dans la ville de Cochabamba, plus particulièrement dans sa partie sud. Il s’agit d’un problème chronique mais en augmentation si l’on compare à 2014 » a indiqué Efrain Vallejo, Chef de l’unité Épidémiologique.

De ce fait, une vaccination massive de tous les animaux de compagnie de la ville de Cochabamba a été annoncée.

« L’objectif est de vacciner plus de 250.000 animaux. Nous allons essayer d’agir au travers de contrôles et balayages méthodiques dans différents quartiers de la ville, car la rage est la seule maladie au monde dont le diagnostic signifie inévitablement la mort ; et un chien enragé mord 4 à 6 fois » ajoute Efrain Vallejo.

Cette année déjà Cochabamba a enregistré 2 cas de rage humaine. Les 2 personnes contaminées sont décédées car elles n'ont pas bénéficié de vaccination post-morsure.

En outre, Libertad Lujan, Responsable du programme antirabique a informé le grand public de ne pas acheter d’animaux de provenance ou d’origine inconnues et de ne pas prendre en charge d’animaux errants car ce sont les plus propices à transmettre la maladie.

« Nous avons eu le cas d’un motocycliste qui s’est arrêté pour porter secours à un chien qu’il avait renversé. La réaction instinctive du chien a été de se défendre en le mordant et il s’est avéré que le chien était porteur du virus de la rage » a-t-elle ajouté.

Il est donc recommandé dans cette région que tout animal de moins d’un an reçoive 4 doses de vaccin antirabique à 1, 3, 6 et 12 mois. Toute personne attaquée par un chien ou un chat doit immédiatement consulter un médecin pour obtenir un traitement approprié.

Conseils aux voyageurs

Il est prudent de rester à distance des animaux ; tous les mammifères sont susceptibles de transmettre la rage (les chiens, les chats mais également les singes ou les chauves-souris).
En cas de morsure, il est impératif de se rendre IMMEDIATEMENT dans un centre médical pour la réalisation d’un vaccin post morsure associé à l’injection d’’immunoglobulines anti rabiques (sérum anti-rabiques).
Cette vaccination post exposition et l’injection d’immunoglobulines ont pour but d’éviter le développement de la rage, maladie dont l’issue est inexorablement fatale.

L’écueil est la disponibilité des vaccins et des sérums anti rabiques. Ces derniers notamment sont onéreux, demandent des conditions de conservation strictes et ont des péremptions courtes. De ce fait, les dispensaires des zones isolées, mais parfois également les hôpitaux des grandes capitales ne possèdent pas de stock pour ces produits.

Un vaccin préventif existe et peut être réalisé avant le voyage. Il consiste en 3 injections réparties sur 3 semaines (J0 - J7 - J21à 28).
Il ne dispense pas du vaccin post morsure mais autorise an délai de 48 heures supplémentaires avant la réalisation du vaccin post morsure et plus important, il dispense du sérum anti rabique.

Le vaccin préventif est recommandé chez les voyageurs se rendant dans les régions isolées des zones à haut risque (Asie, Afrique y compris l’Afrique) surtout lorsque des activités de trekking ou de cyclotourisme sont prévues.

Il est particulièrement conseillé chez les jeunes enfants car ceux-ci présentent un risque plus important des morsures faciales plus sujettes à un développement rapide de la rage.

Sources : Fitfortravel - Conseils aux voyageurs : Dr Marie PLISSON-SAUNÉ

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